Déception...
  Et c'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je vois mon classement à l'ECN.

  Beaucoup dirons qu'être dans les 20 premiers pour-cents est très bien, et je le concède, ne serait-ce parce qu'il y en a de bien plus déçus que moi. Mais il n'empêche que j'ai cet ECN amer.

  Tant d'heures de travail, tant de sacrifices, ... Et tout ça pour au final un résultat bien loin de mes espérances.

  En fait c'est surtout de la frustration, la sensation d'un raté, comme s'il y avait quelque part une incompréhension.
  Oui, c'est ça, de l'incompréhension à l'état pur.

  Parce que biensûr il y a ceux que l'on s'attendait à voir dans le peloton de tête et qui sans surprises y caracolent. Il y a ceux que l'on savait pas forcément très bons et dont le classement est représentatif du travail qu'ils ont fourni.
  Et puis il y a toutes les surprises, bonnes et moins bonnes.
  Alors biensûr je suis content pour eux, mais certains ne valent pas le classement qu'ils ont obtenu ; tout du moins pas au regard de certains autres qui sont de loin meilleurs et dont le sort fut moins fortuné.
  Certains diront que c'est de la jalousie. Ce n'est pas vraiment le cas, bien que je lorgne avec envie ces classements faits de petits chiffres ; c'est bien de l'incompréhension...

  L'ECN est définitivement un exercice de style semble-t-il, la médecine s'écarte et la bête à concours s'exprime...
  Biensûr les gens ne sont pas mauvais (même si l'on peut parfois douter de la qualité de réflexion de certains...), mais si l'on dépouillait le concours de toute figure de style seraient-ils aussi brillants que leur classement peut le laisser à penser?
  Oui j'ai la bouche amer, comme un sentiment de trahison de la part de la médecine elle-même.

  Pour ma part j'aurai je pense de la chirurgie.
  Mais je ne sais pas où. Si j'ai de la chance je pourrai faire ce qui me plaît à Paris, comme je le veux ; dans le cas contraire j'irai découvrir un ailleurs, parce que la spécialité prévaut dans mon cas.
  Mais je le ferai avec un peu de regret. Non pas que je sois de ceux qui pensent que ce qui se fait de mieux est à Paris, une conception des choses que je trouve ridicule ; c'est juste que je me suis un peu attaché à ma région et que j'aurais préféré y rester et découvrir l'ailleurs par le biais d'un inter-CHU, autrement.

  La gynéco aura donc eu ma peau, moi qui croyait avoir pourtant traversé ce dossier comme un poisson dans l'eau, il semblerait que quelques requins se tapissaient dans les eaux sombres.
  Ma seule consolation est d'avoir plus que réussi les dossiers qui traitaient de pathologies fréquentes ou du moins non-sorties du fin fond d'un rêve d'interniste ; peut-être cela signifie-t-il que je saurai au moins soigner des gens correctement à défaut de balbutier avec des étrangetés dont on peut avoir cure...

  Reste à attendre les simulations, en espérant que la chirurgie ne déchaîne pas cette année les passions et surtout pas cette belle spécialité que je convoite.